L’Hibiscus Pourpre – Chimamanda N’GOZI ADICHIE
On 8 mars 2016 | 0 Comments

L’hibiscus Pourpre, Chimamanda N’GOZI ADICHIE

L'Hibiscus pourpre - Chimamanda N'Gozi Adichie

L’Hibiscus Pourpre – Chimamanda N’Gozi Adichie

J’ai découvert Chimamanda en 2013 grâce à Beyoncé (oui oui, Beyoncé!) et sa chanson Flawless dans laquelle on retrouve une partie du discours We should all be feminists (*). À cette époque-là, je me questionnais beaucoup sur la place de la femme – et donc ma place – au sein de la société ; et le discours de Chimamanda n’a fait que me conforter dans mes tendances féministes. De là est née mon envie folle de lire ses romans, de comprendre son message, ses idées, alors j’ai fait le tour de ses œuvres et comment dire… L’auteure a le chic pour trouver à ses romans des titres toujours plus accrocheurs. L’Autre moitié du soleil, Autour de ton cou, Americanah et l’Hibiscus Pourpre, bien sûr, dont le titre m’a irrémédiablement attirée. L’Hibiscus Pourpre… tout est dans le titre ! La beauté et la grâce d’une fleur d’un côté, le sang versé de l’autre. Avant même d’en lire le résumé, m’évoquait une Afrique incroyablement belle mais malheureusement très fragile, et mon envie de le lire s’est décuplée quand j’ai lu le résumé.

Que dire… Ce livre est une petite pépite, un grand roman à l’image de son auteure, que j’ai littéralement adoré. Bon, j’avoue, j’ai eu du mal à accrocher au début, mais au final, ce roman a réussi à me faire oublier les autres. Chimamanda N’GOZI ADICHIE plante le décor : nous sommes à Enugu, au Nigeria, grand et riche pays d’Afrique de l’Ouest au bord de l’implosion. C’est au Nigeria donc, que vivent Kambili, quinze ans, son frère aîné Jaja et leurs parents. Cette famille a tout pour être heureuse : Eugene, le père, est un riche notable et possède entre autres un journal et une usine de biscuits et jus de fruits. Ils vivent dans une belle et grande maison entretenue par une domestique, ont un chauffeur à disposition et les enfants vont dans les meilleures écoles. Mais les apparences sont trompeuses et, à l’instar du pays où ils vivent, cette famille est également sur le point d’imploser. Si à la ville, Eugene est un homme de foi dévoué qui n’hésite pas à venir en aide aux plus démunis, à la maison la réalité est tout autre : catholique fondamentaliste, Eugene régit son foyer selon des principes religieux très – trop – rigoureux, et n’accepte absolument aucun écart de conduite, quitte à se montrer cruel dans sa façon de punir ses enfants et sa femme. S’il fallait résumer en quelques mots, ce roman, c’est le récit des victimes qu’on ne soupçonne pas, des prisonniers aux chaînes invisibles ; l’histoire d’une fleur qui se bat pour éclore à la face du monde.

(*) We should all be feminists

En collaboration avec La Croisée des Plumes,

Yolande JIBIDAR

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